Enfants gamers et myopie : Eyezen Kid, Stellest 2.0 ou rien n'y fera

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On ne parle plus de « un peu d'écran après les devoirs ». Entre jeux vidéo, YouTube et devoirs en ligne, certains enfants cumulent 6 à 8 heures devant un écran par jour. Dans ce contexte, espérer freiner la myopie avec des lunettes classiques est une illusion confortable. Stellest 2.0, Miyosmart ou Eyezen Kid peuvent changer la donne… à condition de sortir du déni.

La génération gamers n'est plus un cas particulier, c'est la norme

Si vous avez l'impression que « tous les enfants de la classe » portent des lunettes, vous n'exagérez pas. L'Organisation mondiale de la santé estime qu'à l'horizon 2050, une personne sur deux sera myope. Et en Île‑de‑France, on n'en est malheureusement pas si loin, surtout dans les familles où le numérique a envahi les soirées et les week‑ends.

Chez Iris Lunetier, à Colombes, on voit arriver des enfants de 8, 9, 10 ans avec déjà -3,00 ou -4,00 dioptries. Et souvent, la phrase qui tombe au comptoir est la même : « Pourtant il ne se plaint pas tant que ça ». Normal. Un enfant s'adapte, jusqu'au jour où la carte scolaire ou le tableau en classe deviennent soudain flous.

2026 : devoirs sur tablette, jeux en ligne et myopie qui explose

Il suffit de regarder de près la vie d'un collégien parisien ou des Hauts‑de‑Seine en 2026 :

  • Devoirs et ENT sur tablette ou ordinateur
  • Cours parfois en visio quand un professeur est absent
  • Loisirs numériques quasi exclusifs : jeux vidéo, vidéos, réseaux sociaux
  • Moins de sport et de lumière naturelle, surtout l'hiver

Les études récentes, notamment celles compilées par l'Haute Autorité de Santé, confirment ce que nous observons au quotidien : manque de lumière naturelle et excès de vision de près prolongée sont les deux accélérateurs majeurs de la myopie de l'enfant. Les écrans ne sont pas le seul coupable, mais ils organisent désormais toute la journée.

L'erreur qui coûte cher : « on va déjà lui mettre des lunettes classiques, on verra après »

Chez beaucoup de parents, on entend encore : « On va commencer par une paire simple, les verres de freination, on verra plus tard, si ça empire ». C'est précisément ce « plus tard » qui fait perdre des dioptries précieuses.

La logique est pourtant simple :

  1. Plus la myopie progresse tôt et vite, plus le risque de myopie forte à l'âge adulte augmente
  2. Plus la myopie est forte, plus le risque de complications sérieuses (décollement de rétine, glaucome, etc.) grimpe
  3. Les verres de contrôle de la myopie comme Stellest 2.0 ou Miyosmart sont les plus efficaces quand on les met en place tôt

Attendre de voir si « ça empire » revient à laisser filer un train qui ne repassera pas. On pourra freiner plus tard, certes, mais rarement rattraper le retard accumulé.

Stellest 2.0 et Miyosmart : ce que disent vraiment les chiffres

Les verres Stellest d'Essilor et Miyosmart de Hoya ne sont pas des gadgets marketing. Ce sont des verres conçus spécifiquement pour freiner l'allongement de l'œil, donc la progression de la myopie. Les études cliniques sérieuses (dont celles mises en avant par Essilor sur la myopie de l'enfant) montrent des réductions de progression d'environ 50 à 67 % en moyenne sur plusieurs années, selon les protocoles.

Concrètement, cela peut faire la différence entre un adolescent à -2,50 dioptries et un autre à -5,00 ou -6,00 à 16 ans. Ce n'est pas un « petit détail » : c'est un changement de trajectoire visuelle sur toute une vie.

Stellest 2.0 améliore encore la première génération, avec une distribution plus fine des zones de défocalisation myopique. En magasin, ça se traduit par des enfants qui tolèrent mieux les verres, avec une adaptation plus rapide et une vision du quotidien plus naturelle.

Où se place Eyezen Kid dans tout ça ?

Eyezen Kid n'est pas un verre de freination de la myopie au sens strict comme Stellest ou Miyosmart. C'est un verre optimisé pour la vision de près et le confort sur écrans, avec une géométrie adaptée aux distances de lecture des enfants et une protection contre la lumière bleue.

Autrement dit : Eyezen Kid est adapté pour l'enfant qui n'est pas encore myope, ou très peu, mais qui vit déjà scotché aux écrans. C'est le verre du « pas encore myope, mais ça sent très fort le danger ».

Pour simplifier :

  • Enfant non myope, ou très peu, mais énorme usage d'écran : Eyezen Kid
  • Enfant déjà myope avec progression mesurée par l'ophtalmo : Stellest 2.0 ou Miyosmart
  • Enfant myope + famille prête à s'engager sérieusement (port quotidien, suivi) : Stellest 2.0 ou Miyosmart en priorité, Eyezen Kid pouvant compléter sur certaines situations

À Colombes, nous voyons régulièrement des fratries avec des profils différents : l'aîné déjà myope en Stellest, le cadet encore bien corrigé en Eyezen Kid, tout le monde sur écrans. L'égalité numérique n'existe pas, la réponse optique non plus.

Cas réel à Colombes : le collégien qui jouait à Fortnite jusqu'à minuit

Il y a quelques mois, un garçon de 12 ans arrive en boutique avec sa mère. Myopie à -2,75 sur chaque œil, progression d'environ -1,00 dioptrie sur l'année écoulée. Profil type : devoirs sur tablette, deux heures de jeux vidéo par soir, plus le week‑end, sorties très limitées.

La première réaction de la mère : « Mais il ne veut pas arrêter de jouer, c'est son seul plaisir ». On ne va pas mentir : lui interdire toute console serait illusoire, et de toute façon, personne ne le fera sur le long terme. En revanche, on peut :

  1. Mettre en place des verres Stellest 2.0 portés en permanence
  2. Structurer ses temps d'écran (pauses toutes les 30‑40 minutes, lumière allumée le soir)
  3. Imposer une vraie coupure après 21h30 pour laisser l'œil se reposer
  4. Augmenter le temps dehors, même de manière modeste (sorties, sport, marche)

Six mois plus tard, lors du contrôle, la progression est nettement ralentie. Pas stoppée, non - il continue de grandir, ses habitudes ne sont pas parfaites - mais on a clairement changé de rythme. L'enfant joue toujours, mais ses yeux ne courent plus dans le vide à la même vitesse.

La prise de mesures de précision n'est pas un luxe pour enfant gâté

On pourrait croire que pour un enfant, « ça ira bien » avec un centrage à la règle et une monture approximative. C'est tout l'inverse. Un verre de freination mal centré, mal adapté à la morphologie du visage ou au comportement visuel de l'enfant perd une partie de son efficacité.

Chez un opticien qui travaille sérieusement, on va :

  • Analyser précisément le port de tête, car certains enfants regardent légèrement en biais
  • Mesurer les hauteurs de centrage au millimètre près, en situation naturelle
  • Adapter la monture pour qu'elle reste stable malgré les jeux, le sport, les bêtises
  • Vérifier régulièrement l'ajustement, surtout après les vacances ou une chute

Les outils comme la colonne Visioffice ou l'analyse du comportement visuel (CVE) ne sont pas réservés aux adultes en verres progressifs. Ils servent aussi à optimiser l'efficacité de verres Stellest ou Miyosmart chez l'enfant. Un centrage approximatif, c'est un peu comme installer un siège auto mal attaché : tout le dispositif perd son sens.

Si vous êtes dans le secteur de Colombes, Nanterre, Argenteuil, passer par un opticien indépendant près d'Argenteuil ou un opticien près de Nanterre habitué à ces technologies change clairement le niveau de précision obtenu.

Les garde‑fous indispensables avec un enfant gamer

Les verres de freination de la myopie ne sont pas une permission de laisser un enfant 8 heures par jour sur sa console. Ils sont une protection supplémentaire, pas un bouclier magique. Pour qu'ils aient un sens, quelques règles minimales doivent devenir non négociables :

  1. Au moins 2 heures par jour dehors quand c'est possible (y compris en hiver)
  2. Pas d'écran à moins de 30 cm en continu, surtout sur smartphone
  3. Pause de 5‑10 minutes toutes les 30‑40 minutes de jeux ou de devoirs
  4. Aucune session de jeu prolongée après 22h, lumière allumée dans la pièce

Ce n'est pas parfait, ce ne sera jamais parfait, mais chaque recul d'écran, chaque quart d'heure dehors compte. À Colombes, entre parc Lagravère, bord de Seine et simple marche jusqu'au collège, il y a largement moyen de glisser un peu de lumière naturelle dans la journée.

Comment choisir concrètement entre Stellest 2.0, Miyosmart et Eyezen Kid

En pratique, le choix se fait à trois voix : ophtalmologiste, parents, opticien. L'ophtalmo pose le diagnostic, définit la correction et le besoin éventuel de freination. L'opticien, lui, va :

  • Évaluer le style de vie réel de l'enfant (écrans, sport, sorties)
  • Proposer le type de verre adapté (Stellest 2.0, Miyosmart, Eyezen Kid, ou combinaison)
  • Choisir des montures adaptées aux verres de contrôle de la myopie
  • Assurer le suivi régulier de la monture et de la vision

Les parents, eux, gardent la clé la plus difficile : faire appliquer dans la vraie vie les principes de port régulier des lunettes et les limites d'écran. C'est là que tout se joue, bien plus que dans les beaux schémas des fabricants.

Sur place, chez votre opticien indépendant à Colombes, ces échanges prennent du temps. Mais c'est ce temps‑là qui, à long terme, protège réellement la vue de votre enfant plutôt que de simplement cocher la case « nouvelle paire de lunettes ».

Donner une chance à la vue de votre enfant, malgré les écrans

Nous n'allons pas revenir à une enfance sans écrans, et ce n'est probablement pas souhaitable. En revanche, il est urgent d'arrêter de faire semblant que quelques lunettes basiques suffiront à compenser des heures de jeu, de devoirs en ligne et de vidéos regardées à 20 cm du nez.

Les verres Stellest 2.0, Miyosmart et Eyezen Kid sont aujourd'hui parmi les rares outils sérieux dont nous disposons pour freiner la myopie enfant. À Colombes, la différence entre un enfant suivi tôt, équipé correctement, et un autre laissé avec une simple paire « pour voir le tableau », nous la voyons tous les mois.

Si vous avez un doute - un enfant qui se rapproche des écrans, plisse les yeux, se plaint de maux de tête -, le plus simple reste de commencer par un examen de vue et un échange sans faux‑semblant. Vous pouvez facilement prendre rendez‑vous pour la vue et venir avec votre enfant, ses habitudes, ses écrans et toutes vos questions. Mieux vaut poser trop de questions aujourd'hui que regretter de ne pas l'avoir fait dans dix ans.

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