Myopie des enfants : Stellest, Miyosmart... et ce que les parents ignorent encore

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À Colombes, comme partout en Île‑de‑France, on voit arriver des enfants de 7, 8 ou 10 ans déjà fortement myopes. Les verres Stellest, Miyosmart ou Eyezen Kid promettent de freiner la myopie. Mais derrière les grandes annonces, qu'est‑ce qui fonctionne réellement, et surtout, que peuvent faire les parents dès maintenant ?

Une épidémie silencieuse : la myopie progresse plus vite que nos habitudes

Les chiffres sont brutaux : l'OMS estime qu'en 2050, une personne sur deux sera myope. Pas "un peu", pas juste "des lunettes pour conduire". Myope, parfois tôt, parfois fortement. En boutique, on n'a pas attendu les rapports pour le constater : les ordonnances des enfants se dégradent d'année en année.

Les causes sont multiples :

  • temps passé dehors en chute libre
  • lecture et écrans de très près, dès la maternelle
  • travail scolaire intense, surtout en ville
  • hérédité : deux parents myopes, risque nettement augmenté

Ce qui choque souvent les parents, c'est la vitesse de progression : -0,50 dioptrie par an, parfois -1,00. Un enfant vu à -1,50 à 8 ans qui arrive à -4,00 à 12 ans, ce n'est plus rarissime. Et chaque dioptrie supplémentaire augmente le risque de complications oculaires à l'âge adulte.

Freiner la myopie, ce n'est pas "juste" corriger la vue

Longtemps, la seule réponse consistait à corriger la myopie pour que l'enfant voie bien. On lui donnait des lunettes classiques, on contrôlait un an plus tard, on constatait la progression, on changeait les verres, et ainsi de suite. Honnêtement, c'était une fuite en avant.

Les nouvelles générations de verres de contrôle de la myopie, comme Stellest 2.0 (Essilor) ou Miyosmart (Hoya), ont changé la donne : leur objectif n'est pas seulement de rendre la vision nette, mais de ralentir la croissance excessive de l'œil.

Comment ces verres "freinateurs" fonctionnent‑ils ?

Sans entrer dans des schémas compliqués, l'idée est la suivante : on crée, à l'intérieur même du verre, une zone optique qui envoie au cerveau un signal de "stop, on arrête de faire grandir l'œil". Les verres restent transparents, fins et portables au quotidien, tout en remplissant un double rôle :

  • correction précise de la myopie pour voir net en classe, au sport et dans la rue
  • signal périphérique de défocalisation pour freiner l'allongement de l'œil

Les études cliniques, notamment celles mises en avant par Essilor pour Stellest, montrent une réduction significative de la progression de la myopie et de la longueur axiale de l'œil chez les enfants porteurs, par rapport à des verres standards.

Pour un aperçu vulgarisé mais sérieux, le site de la Société Française d'Ophtalmologie explique clairement les enjeux de la myopie de l'enfant.

Stellest 2.0, Miyosmart, Eyezen Kid : que choisir concrètement ?

Dans une boutique comme la nôtre, à Colombes, nous ne faisons pas la guerre des marques. Nous regardons une chose : quel enfant, quel mode de vie, quel niveau de risque.

Stellest 2.0 (Essilor)

Verres de contrôle de la myopie de haute technologie, avec une multitude de segments optiques invisibles répartis en périphérie du verre. Avantages :

  • confort visuel élevé, même chez les enfants sensibles
  • design discret, proche d'un verre classique
  • efficacité cliniquement documentée, surtout en port régulier

Chez Iris Lunetier, partenaire Essilor, nous les adaptons sur ordonnance de l'ophtalmologiste, avec une attention particulière portée à la prise de mesures, car sur ce type de verres, la précision n'est pas un luxe, c'est la base.

Miyosmart (Hoya)

Autre approche technologique, autre organisation des zones de défocalisation. Les résultats sont du même ordre d'idée : l'objectif reste la freination de la myopie, pas uniquement la correction. C'est une alternative sérieuse, souvent proposée par certains prescripteurs, et que nous respectons pleinement.

Et Eyezen Kid dans tout ça ?

Eyezen Kid est une solution intéressante pour les enfants qui passent beaucoup de temps sur les écrans (tablette, jeux, devoirs sur ordinateur), sans être nécessairement intégrés à un protocole renforcé de contrôle de la myopie. Le verre est pensé pour le confort prolongé en vision de près, avec un design adapté à la physiologie des plus jeunes.

Dans certains cas, il est pertinent de conjuguer plusieurs approches au fil des années : commencer tôt avec Stellest ou Miyosmart, puis basculer vers un design de type Eyezen lorsque la myopie se stabilise et que l'enjeu devient principalement le confort au quotidien.

Un cas typique à Colombes : la myopie qui s'emballe entre le CM2 et la 5e

Je pense à Lina, 10 ans, initialement à -1,25, sportive, très bonne élève, avec des parents inquiets mais pas paniqués. En discutant, on identifie beaucoup de lecture rapprochée, peu de récréation sans téléphone et des devoirs sur tablette. On commence avec des verres classiques et une surveillance rapprochée.

Un an plus tard, Lina revient : -2,25 à chaque œil. On ne parle plus seulement de "lunettes", mais d'avenir visuel. En lien avec leur ophtalmologiste, nous proposons un passage sur Stellest, avec un discours clair :

  • port quasi permanent des lunettes, pas uniquement pour l'école
  • au moins 2 heures de jeu dehors par jour, dès que possible
  • distance minimale de lecture, pas de téléphone collé au nez

Au contrôle suivant, la progression n'est pas stoppée net - ce serait mentir - mais nettement ralentie. À 13 ans, Lina n'est pas devenue fortement myope. Nous n'avons pas "guéri" sa myopie, mais nous avons évité qu'elle ne s'envole, et c'est déjà beaucoup.

Ce que les parents sous‑estiment systématiquement

Les verres Stellest, Miyosmart ou Eyezen Kid sont des outils puissants. Mais soyons francs : si l'enfant vit dans une caverne numérique, ils ne suffiront pas.

Le facteur extérieur : la lumière du jour est un médicament gratuit

Toutes les études sérieuses convergent : plus un enfant passe de temps dehors, moins sa myopie progresse rapidement. Pas besoin de sport intensif, simplement de lumière naturelle, de distances de vision variées et de mouvement.

En pratique, nous conseillons souvent aux familles de Colombes :

  • un minimum de 1 h 30 à 2 h par jour dehors, dès que le temps le permet
  • des sorties au parc plutôt qu'au centre commercial le week‑end
  • des périodes sans écran pendant les vacances scolaires

Le temps d'écran de près : la pente savonneuse

Le problème n'est pas l'écran en soi, mais l'écran collé à 20 cm du visage pendant des heures. Pour un enfant déjà myope ou à risque, quelques règles simples s'imposent :

  • distance minimale équivalente à la longueur de l'avant‑bras pour lire ou regarder un écran
  • pas d'écran dans le noir total le soir
  • pauses régulières toutes les 20 à 30 minutes

La meilleure technologie optique du monde ne compensera pas un usage déraisonnable. En revanche, elle peut faire la différence entre une myopie modérée et une myopie forte, avec toutes les conséquences que cela implique à l'âge adulte.

Pourquoi l'opticien indépendant est clé dans cette bataille

On pourrait croire que tout se joue entre l'ophtalmologiste et l'industrie. En réalité, une grande partie du résultat se décide à la table de prise de mesures.

Avec des verres aussi sophistiqués que Stellest 2.0 ou Miyosmart, l'approximation n'a plus sa place. Chez Iris Lunetier, à Colombes, nous travaillons avec :

  • des verres Essilor de dernière génération, non distribués par les grandes enseignes
  • un contrôle précis de la correction avant montage
  • un ajustement minutieux des montures sur le visage de l'enfant (nez, oreilles, hauteur)

Un millimètre de décalage sur ce type de verres peut suffire à réduire l'efficacité de toute la stratégie optique. C'est aussi pour cela que nous privilégions des montures stables, résistantes et adaptées à la vie réelle d'un enfant, pas seulement "jolies sur Instagram".

Pour en savoir plus sur notre approche globale, vous pouvez consulter notre page Vente de lunettes de vue à Colombes ou découvrir nos engagements d'opticien près d'Argenteuil et d'opticien près de Nanterre.

Début d'année : le bon moment pour reprendre la main

Nous sommes au cœur de l'hiver : les journées sont courtes, les enfants restent plus facilement à la maison et les écrans tournent en continu. C'est précisément le moment où la myopie aime progresser en silence.

Plutôt que de "voir cela à la prochaine visite", pourquoi ne pas profiter du début d'année pour :

  1. faire contrôler la vue de votre enfant si la dernière ordonnance date de plus d'un an
  2. mettre à plat ses habitudes d'écran et de lecture
  3. évaluer avec votre ophtalmologiste et votre opticien l'intérêt d'un équipement de type Stellest 2.0, Miyosmart ou Eyezen Kid

La myopie n'est pas une fatalité écrite d'avance. On ne la supprimera pas par magie, mais on peut décider, en tant que parents, de ne plus la laisser avancer à l'aveugle.

Prendre une longueur d'avance pour les yeux de vos enfants

Dans notre boutique de Colombes, nous voyons trop souvent des adolescents arriver avec des niveaux de myopie qu'il aurait été possible de limiter en agissant trois ou quatre ans plus tôt. C'est sans doute ce qui rend notre discours plus direct que celui des affiches publicitaires.

Les verres Stellest 2.0, Miyosmart et Eyezen Kid sont des outils puissants, à condition d'être intégrés dans une stratégie cohérente : suivi ophtalmologique, habitudes de vie, choix de la monture et précision des réglages.

Si vous avez un doute - un enfant qui plisse les yeux au tableau, se rapproche de plus en plus des écrans ou change trop souvent de correction - le premier pas est simple : venez nous voir ou prenez rendez‑vous via notre espace Actualités ou notre lien de prise de rendez‑vous pour la vue. Mieux vaut poser la question aujourd'hui que découvrir, dans dix ans, que l'on a laissé passer une chance de protéger sa vision.

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